La Suisse reste en arrière
des pays européens quant à la relance de la conjoncture économique.
La BNS, par ses erreurs
d'appréciation, a prolongé la récession, fait disparaître
80'000 emplois et aggravé les déficits de l'Etat et de l'assurance-chômage.
La BNS doit avoir pour objectif de tolérer un taux d'inflation jusqu'à
2 à 3 % par année et de relancer la conjoncture pour permettre
une réduction du chômage de moitié en 4 ans.
Les salaires bas et moyens
pendant les années 1990 ont perdu de leur pouvoir d'achat. Tout particulièrement,
ont été touchés les salariés les plus modestes.
200'000 personnes en Suisse sont salariées, mais doivent vivre en-dessous
du seuil de pauvreté. Ce sont les travailleurs paupérisés,
"working poor". Avec les syndicats, nous revendiquons un salaire minimum de
3'000 F par mois pour les salariés les plus modestes. Pour l'ensemble
des salariés, l'heure est maintenant à des augmentations des
salaires réels.
De 1989 à 1993,
les loyers des logements ont augmenté de plus de 30 % à
la faveur de la hausse des intérêts hypothécaires. De
1993 à 1999, les intérêts hypothécaires ont dégringolé,
ce qui procure une économie de frais financiers immense pour les propriétaires.
Ceux-ci ne répercutant pas sur les loyers la baisse des intérêts
accumulent ainsi des bénéfices supplémentaires, qui ont
atteint plus de 13 milliards de francs en 10 ans ! Nous demandons que le Conseil
fédéral propose des mesures pour faire baisser les loyers des
logements de manière massive. Une telle mesure ne serait que justice
rendue aux locataires et améliorerait fortement leur pouvoir d'achat
et donc contribuerait à la relance de l'économie.