Petit
aperçu des interventions de Christiane Brunner
au Conseil des Etats de 1995 à 1999
International
Intervention sur la loi sur la participation
des cantons à la politique étrangère pour démontrer
que cette loi est superfétatoire et qu’elle correspond déjà
à ce qui est prévu dans la Constitution et à ce qui est
pratiqué ou serait pratiqué en matière de politique d’intégration
à l’Union européenne.
Intervention en faveur d’une aide en faveur
des réfugiés kosovars à la fois sur place et dans notre
pays, par le renoncement de la clause des cas de rigueur et par l’autorisation
du regroupement familial des membres de la famille des personnes qui ont déjà
déposé une demande d’asile en Suisse ou qui sont admises provisoirement.
En outre soutien à une politique qui rende possible une sorte de péréquation
financière entre les cantons qui accueillent plus de réfugiés
et les cantons qui accueillent moins de réfugiés. Un crédit
pour l’aide au retour devrait être développé pour permettre
aux réfugiés de participer activement à la reconstruction
de leur pays.
Intervention sur une motion " Merz "
pour une politique des étrangers et de l’asile cohérente. Pour
ma part, une politique cohérente n’est pas une politique axée
uniquement sur une spirale restrictive, ainsi que je l’ai dit au motionnaire
et à ceux qui le soutenaient: " En matière de politique
d’asile, vous établissez un net parallèle entre l’augmentation
du nombre de requérants et le développement de la xénophobie.
Vous insistez ensuite sur les abus, vous mettez ensuite en exergue que l’asile
et la migration constituent une réelle menace pour la sûreté
intérieure du pays, que les réfugiés, les migrants, sont
pratiquement des ennemis potentiels, des fauteurs de troubles. Ne croyez-vous
pas que précisément, par l’emploi d’un tel ton, d’un tel vocabulaire,
par l’utilisation d’un tel raccourci, que vous contribuez à créer
un sentiment d’insécurité au sein de la population? Ne pensez-vous
pas que vous empêchez précisément de la sorte le développement
d’une politique de l’asile et des étrangers cohérente, que vous
annihilez toute perspective d’une politique consensuelle en ce domaine? "
Intervention contre les principes qui régissent
notre politique au sein du FMI. Une politique budgétaire rigoureuse
et une politique monétaire axée sur la stabilité ou sur
une politique structurelle conforme aux principes de l’économie de
marché ne peuvent conduire qu’à des coupes massives dans les
budgets des différents Etats et à des récessions économiques
qui conduisent ces pays au bord de la faillite, particulièrement au
détriment des plus défavorisés. La Suisse doit conduire,
au sein du FMI, une réflexion en profondeur sur ces différents
mécanismes et proposer des réformes qui valorisent positivement
l’action du FMI.